Kashi, avec ses ghats ancients, ses eaux sacrées et notre ashram, n’est pas étrangère au rythme de la mousson. Chaque année, les pluies arrivent, la Ganga gonfle et la vie le long de ses rives change. Mais cette année, les inondations ont été particulièrement violentes : elles sont montées plus haut, se sont étendues plus largement et ont emporté des communautés entières de bidonvilles qui avaient fait des berges leur foyer.
Ce ne sont pas seulement des visages dans la foule, ce sont nos voisin·e·s. Ce sont les familles que l’ashram aide grâce à des camps médicaux, des repas chauds et notre programme Dreams to Degrees pour l’éducation des filles. Et en ce moment, ils traversent des épreuves qu’il est difficile de mettre en mots.
Les traces boueuses laissées par les maisons qui se trouvaient autrefois à cet endroit.
Dans les bidonvilles qui bordent la Ganga, les habitations sont faites de tout ce qu’on trouve — perches de bambou, bâches en plastique, bois de récupération. Quand le fleuve monte, ces abris n’ont aucune chance de résister. Les familles perdent leur foyer et les rares biens qu’elles possèdent : vêtements, ustensiles de cuisine, literie, et même les matériaux recyclables qu’elles ont mis des semaines à collecter pour les vendre et gagner un peu d’argent.
La boue laissée derrière est épaisse et nauséabonde, imprégnée d’eaux usées. Les moustiques se multiplient, les bactéries véhiculées par l’eau prolifèrent, et les maladies s’ensuivent, en particulier chez les enfants.
La vie recommence, même dans la boue.
Pour l’instant, les familles se réinstallent sur des terrains un peu plus hauts et plus secs — bandes de terre au bord des routes ou des chantiers à l’abandon. Elles installent de nouvelles bâches, posent des briques là où elles le peuvent et étendent leurs vêtements pour les faire sécher au soleil. Mais une fois les eaux retirées, beaucoup retourneront sur les berges du fleuve. Ce n’est pas par sentimentalisme, mais par nécessité — c’est la survie. La Ganga est leur bouée de sauvetage, leur source d’eau et le cadre de la communauté qu’elles considèrent comme leur foyer.
La reconstruction commence, brique par brique.
Grâce à des ONG comme ASMITA — notre partenaire de confiance dans le programme Dreams to Degrees — les familles reçoivent l’appui essentiel pour prendre un nouveau départ. Des bénévoles distribuent des colis alimentaires contenant du riz, des oignons, des pommes de terre, de l’eau et de l’huile, afin d’assurer de quoi préparer quelques repas consistants. Des bâches en plastique sont distribuées pour couvrir les abris de fortune protégeant ainsi les familles des pluies incessantes, en attendant de pouvoir construire des structures plus solides. Et l’on prépare déjà le terrain pour la reconstruction dès que le ciel s’éclaircira. C’est le même cercle d’entraide : des soins médicaux pour les malades, des repas pour les affamé·e·s, et soutien indéfectible pour celles et ceux qui ont tout perdu.
La distribution de nourriture par les ONG apporte un soulagement.
Conscient·es de leurs difficultés, nous pouvons inclure ces familles dans notre pratique spirituelle. Envoyons-leur la Flamme Violette pour transmuter leurs souffrances, offrons-leur la Diksha Sai Maa pour éveiller leur potentiel divin, et partageons l’Énergie de Guérison de Marie Madeleine pour alléger leur charge émotionnelle et énergétique.
Merci de garder ces familles au cœur de votre sadhana quotidienne et de les envelopper de lumière, d’amour et de force, alors qu’elles traversent ces jours éprouvants.
La vie coule, la compassion suit.
Humanitaire de MAA soutient les communautés des bidonvilles de Kashi, partage des repas, offre des soins médicaux et ouvre de nouvelles perspectives aux jeunes femmes grâce à des programmes d’éducation. Et lorsque des catastrophes frappent à l’échelle mondiale, notre action s’étend bien au-delà des rives de la Ganga car nous apportons des ressources aux communautés en crise partout dans le monde.
Dans toutes les circonstances, notre mission reste la même : soutenir les plus vulnérables dans la reconstruction de leur vie, en les aidant à restaurer leurs maisons, leurs moyens de subsistance et leur dignité. L’un des moyens les plus efficaces de participer à cette œuvre est de faire un don au Fonds pour les besoins les plus urgents, qui nous permet d’intervenir rapidement et avec compassion partout où des communautés vulnérables ont besoin d’aide.
Le Gange. Kashi, Bharat (Inde)